On s’en rend pas forcément compte quand on démarre une activité, mais sur internet, ce type d’oublie se paye au prix fort, quand le business marche bien.
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SAP mon amour
SAP est une boite hors norme.
C’est le leader mondial de l’ERP.
ERP, c’est un logiciel censé tout faire dans l’entreprise.
En fait, je vais révéler un secret : ça fait pas tout
.Bon, à mon très humble avis, l’idée même d’un logiciel qui fait tout est une très mauvaise idée…
Malheureusement, c’est compliqué d’expliquer que c’est une mauvaise idée, et comme beaucoup d’entreprises n’ont pas de culture technique (exemple : pas de directeur technique / informatique au comité de direction), et bien SAP a surfé, pendant des décénies, sur une promesse simple : apporter une solution unique qui va tout faire.
Et puis SAP a réussi sur une stratégie commerciale très agressive. Aujourd’hui, il y a tellement de clients SAP que celui qui n’a pas SAP n’a pas le choix. Mettez vous à la place du DSI : tous ces collègues, dans les boites comparables, ont pris SAP. Les chefs vont lui dire : pourquoi s’embêter ? Si les autres ont pris ça, c’est que c’est bon ? Et il va ramer, notre DSI, ramer jusqu’à finalement bien souvent ne plus se battre, et faire ce qui finalement sera le plus simple pour lui : prendre SAP.
Petit détail : ce sont des secrets de polichinelles : certaines entreprises ont bien failli y passer, lors d’une migration SAP…
Il faut dire que comme ce sont des logiciels qui ont le contrôle sur le cœur de la production de l’entreprise, si ce truc là ne marche pas, l’entreprise peut se trouver complètement bloquée.
Donc, SAP c’est vendu à (presque) toutes les grandes entreprises.
Aujourd’hui SAP a un peu de mal à gérer sa croissance… Elle est leader sur le marché de l’ERP pour les grands groupes, peut se dire qu’elle va aller prospecter pour de plus petits comptes, sauf que c’est pas si facile de changer de culture commerciale.
Et puis, une stratégie qui a marché pour de très grosses boites peut ne pas marcher sur de plus petites boites.
Enfin, on peut également se dire que la culture des entreprises évolue, et que les décideurs commencent à se dire que ces solutions ne sont pas forcément les plus efficaces pour une entreprise agile !
Bon, tout ces pensées suite à la lecture de cet article :
Quelles sont les nouvelles priorités de SAP?
« Nous avons commis des erreurs. Nous devons regagner la confiance de nos clients (…). Nous devons nous concentrer sur trois priorités, qui doivent être traitées simultanément: 1-la croissance, 2–la marge et 3–la communication.Hum, le gars dit qu’ils doivent regagner la confiance des clients, et que ce qu’il doit faire, c’est gagner plus d’argent et mieux communiquer. C’est pas gagné !!!
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Des fiches « catégories » riches et tellement réussies !
Bon, d’abord, un peu de vocabulaire :
On appelle les fiches catégories les pages qui affichent plusieurs produits, quand on navigue dans les catégories de produits donc.
Ces pages sont très importantes bien sûr.
L’internaute doit avoir une bonne vision sur les produits, de chaque produit, mais également de ce qui différencie les produits les uns des autres.
Et, sincèrement, ne comptez pas trop que les fonctions de comparaisons : elles sont tellement mal faites en général que les internautes ont perdu l’espoir d’y trouver de l’information intéressante.
Sur ce site, les pages catégories sont particulièrement intéressantes :
Les visuels sont gros, de très très bonne qualités, et sont parfaitement homogènes.
L’internaute peut avoir une bonne perception de chaque produit, et des différences entre les produits.
Le visuel est l’élément clé, très peu d’informations complémentaires : un prix et le nom du produit, d’une couleur qui « appelle le clic ».
Si l’internaute survole la photo avec sa souris, une popup calc s’ouvre (fenêtre javascript) :
A ce stade, tout est réussi :
La zone s’ouvre, parfaitement positionnée par rapport au reste de la page (je ne dis pas ça par hasard : dans beaucoup de site, ce type de popup s’ouvre en donnant une impression de brouillon).
Les informations sont claires, bien structurées, et reste dans l’esprit très sobre du reste du site.
Remarquez également qu’un nouveau visuel vient d’apparaitre, en bas à droite de la photo principale. L’internaute à donc la possibilité, sans quitter la page catégorie, d’avoir une autre vue sur le produit.
Cette photo apparait tout simplement au survol de la vignette. Elle n’est pas affichée brutalement, mais apparait avec un léger effet (type « dissolve » sur powerpoint).
Tout cela est très bien et ne remplace pas la fiche produit, qui reste le seul endroit pour acheter effectivement le produit (en choisissant la taille).
rien à redire, c’est tout simplement… Parfait !
Et tout cela n’est surement pas du au hasard. Il y a eu à l’évidence du travail de préparation, un processus implacable de décision, pour arriver à la bonne solution, et une équipe technique au top niveau pour faire une réalisation aussi propre.
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Nouvelle barre « magique » chez Sears ?
Sears est l’un des top e-marchands aux US (ils viennent d’ailleurs d’ouvrir la vente à l’international).
Le site affiche, tout à droite, une drôle de barre de contrôle :
Vous voyez, la barre, à gauche du menu ?
Bon, petite digression : le site est en largeur variable, avec un minimum à 1036 pixels. C’est à mon avis une erreur. La plupart des écrans sont encore en 1024 de large, et quand on ajoute les bords des fenêtres et autres ascenseurs, il vaut mieux rester sur une largeur autour de 950 pixels maximum.
Revenons à nos moutons : à quoi sert cette barre ?
Déjà, c’est une barre active, qui peut s’ouvrir simplement en plaçant la souris dessus :
Le premier item est un panier. Un panier ? Alors que le « standard de fait » place le panier en haut à droite ?
Et bien, chez Sears, on a deux paniers pour le prix d’un : le panier classique en haut à droite, et le panier dans la barre de contrôle de gauche.
Ici, ce premier onglet « Panier » est en fait un peu plus « riche », puisqu’on peut également consulter son historique de navigation.
Les onglets sur cette barre sont :
- Panier
- Compte
- Wishlist
- Historique (recherche et navigation)
- Contact (outils pour dialoguer avec l’enseigne)
Au final, je dois dire que je ne suis pas convaincu par cette nouveauté.
Le fonctionnement, en « scroll horisontal » n’est pas très bien réglé. ça s’ouvre, se referme un peu tout seul.
Ce mode d’animation est de plus extrêmement gourmand en ressources, et n’est donc pas fluide (pourtant, je n’ai pas l’ordinateur le moins puissant…).
Enfin, et c’est le plus important, les fonctions présentes dans cette barre restent affichées à d’autres endroits. C’est donc une barre qui alourdi la page, sans ajouter de fonction clé.
A suivre. Soit cette barre est améliorée, soit elle va disparaitre.
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Tester son site sur tous les navigateurs en un clic
Un site Internet doit s’afficher sur une sacré liste de navigateurs… Et la liste a plutôt tendance à s’allonger.
Comment tester un site sur tous ces navigateurs ?
La seule vrais solution, c’est de faire effectivement des tests, sur les différents systèmes.
On peut faire ça avec très peu de machines, en installant plusieurs machines virtuelles sur un seul PC.
Mais il existe plusieurs services qui permettent de voir ce que donne le service, sur tout un tas de navigateurs.
et http://www.browsershots.org/
Exemple avec Browsercam :
Après création du projet, on sélectionne les configurations à tester :
Et après quelques minutes, on a le résultat :
Bon, ça marche plus ou moins bien, mais ça permet quand même de gagner pas mal de temps.
Dans cet exemple, Araok.com n’est pas compatible avec Internet Explorer 5.2 sur Mac
.(Merci cyber vinvin !)
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Le formulaire qui m’a tué
J’ai essayé de m’inscrire à l’évènement….
J’ai validé une première fois… J’ai clairement eu l’impression qu’il ne se passait rien.
Nouvelle tentative : toujours rien.
Ah si, tout en haut, regardez bien : un message d’erreurs, pas mis en valeur, qui me dit que je dois saisir mon prénom.
J’essaye sans le « ç »…
Le message reste là.
J’ai abandonné…
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Tout savoir sur BazaarVoice
Kamal s’est payé le « Billaut Show » :
Incroyable, Kamal parle français quand il veut !
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Quand la vidéo devient (encore plus) interactive
La vidéo interactive, on connait ça depuis un bout de temps…
Mais finalement, c’est assez rarement bien utilisé.
Une vidéo interactive, c’est une vidéo ou l’internaute peut agir.
Ici, tout commence calmement, avec une vidéo d’accueil plutôt classique :
Vous voyez le bouton qui clignote sur la fermeture éclair ?
En tirant le bouton vers le bas, on ouvre la veste !
On peut continuer à déshabiller le gaillard :
Essayez vous même sur le site (lien sur la première image), vous verrez, c’est bluffant.
On est bien plus loin dans l’interaction que ce qu’on voit d’habitude !
(Lien via Sophie Gironi, Blonde outside, Geek inside !) pas étonnant que cette vidéo interactive plaise aux filles !
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Stratégie d’Apple pour les films et la musique
A la base de cette réflexion, on discutait, avec Christophe, sur les usages de l’iPad.
Certaines activités sont bien autonomes :
- Surfer sur Internet
- Lire et écrire les mails
- Choisir une application, l’installer et l’utiliser
Par contre, c’est moins évident pour d’autres activités :
- Ecouter de la musique : Bien sûr, on peut écouter de la musique depuis l’iPad, mais comment peut on copier les morceaux de musiques ? Il faut passer par iTunes, et un autre ordinateur donc.
- Voir des photos : Bon, on peut voir les photos, mais comment les transférer depuis l’appareil photo vers l’iPad ? Impossible sans passer par l’ordinateur, et ça me semble une limitation très forte.
- Voir des films : Là encore, même punition : on peut voir des films sur l’iPad, mais il faut soit acheter les contenus, soit passer par iTunes. Et si on a une bibliothèque de films sur un disque dur ? Non seulement il faut passer par iTunes, et donc un autre ordinateur, mais en plus il faut convertir les films au format MP4. Cela freine sérieusement cet usage…
- Lire des livres : ça sera très probablement le même scénario que pour les films ou la musique. ça ira bien pour les livres achetés sur la boutique en ligne, mais ça sera pas si simple pour récupérer des livres venant d’autres sources.
Alors, pourquoi Apple met en place de tels limitations ?
Quand on y pense, la raison est assez évidente : Apple caresse dans le sens du poil les acteurs clés des différents médias : majors, producteurs, …
Objectif : signer des accords avec eux, pour amener du contenu sur ces terminaux.
Pas question donc que ces équipements apparaissent comme des outils pour pirates.
Steve Jobs met donc des barrières pour limiter l’usage de contenus « libres ».
C’est un choix, très structurant. Pour l’usager, c’est une sorte de deal qui est proposé :
Tu as un terminal beau, agréable à utiliser, … Mais tu ne pourras pas y faire ce que tu veux, la vie ne sera pas si simple pour certains usages.
Ce pari est un succès sans appel pour l’iPhone. En sera-t-il de même pour l’iPad ? J’en doute pour ma part, le contexte de l’iPad est sans rapport avec celui de l’iPhone.
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La qualité d’une interface est dans le détail – Exemple avec Sears.
Sears, vous ne connaissez peut être pas… Mais c’est le huitième plus gros site e-commerce, avec probablement 3 milliard $ de revenus annuel, 20 millions de visiteurs uniques par mois, … Bref, c’est du « lourd ».
L’interface du site est intéressante, avec en particulier le menu des catégories, un peu inspiré d’Amazon : le menu est à gauche, en colonne. Cela permet de libérer un peu de place en hauteur.
Bon, je m’égare : ce n’est pas le sujet de ce billet.
Ce dont je veux vous parler, c’est de la qualité de mise en œuvre de ce menu.
Si on déplace la souris sur ce menu, la catégorie juste sous la souris change de couleur. Intuitivement, c’est dire à l’internaute : « clique moi dessus » :
Ensuite, si la souris reste un peu plus de temps, le menu se déplie vers la droite :
Si on vous demande de décrire comment ce menu s’ouvre ou se ferme, vous allez dire un truc du genre :
Le menu s’ouvre quand la souris passe sur une catégorie
Il se ferme quand la souris quitte la ligne de la catégorie ou quand la souris quitte la zone du menu.
Et bien ça, ça fait une interface pas très agréable à utiliser, parce qu’il arrive qu’on bouge un peu vite sa souris. Une telle mise en œuvre n’est pas qualitative. C’est pourtant celle qu’on trouve sur la majorité des sites.
Sur le site de sears, il y a comme un amortisseur. Des petits « timer » sont posés, pour que l’interface réagisse de manière plus « arrondie ».
Exemple : quand la souris quitte, pour une fraction de seconde, le menu, celui ci ne se referme pas.
Le résultat est une vrai réussite. Et ne vous y trompez pas : au final, c’est tout sauf du détail !
Articles en provenance du blog ziserman.com






























