• Du texte comme format d’échange ?

    29 juillet 2009

    Ce billet est la suite naturelle de mon billet précédent, ou je parle du gachis des performances sur Internet.

    Ce qui est ressorti des discussions, c’est que le Web est ce qu’il est, un énorme succès, parce que les formats d’échanges sont des formats textes.

    ça me semble un élément intéressant à analyser (même si ce n’est qu’un des axes d’analyse).

    Donc au début du Web, notre amis Tim Berners-Lee est donc parti sur un langage texte pour décrire le contenu des pages, le HTML.

    Avantage : Pas besoin d’outils pour éditer les pages.

    Donc, le Web a pu se développer très vite, sans attendre d’avoir des outils d’édition HTML.

    J’ai beau chercher, je ne vois pas d’autres raisons : on peut tout à fait imaginer un format “binaire” standard, ouvert.

    Alors oui, à l’époque, ça c’est avéré être une très très bonne idée.

    Mais aujourd’hui, rester sur des formats uniquement texte ne me semble carrément pas raisonnable.

    On pourrait par exemple imaginer un double format : texte et binaire.

    Ceux qui veulent peuvent envoyer un format texte, ça marcherait toujours.

    Les autres pourraient utiliser un format binaire, encore une fois il faudrait un format ouvert (donc non propriétaire, non protégé par des brevets), et standardisé (ou tout au moins bien décrit).

    Il y a des domaines ou les formats binaires se sont bien développer. Les images (JPG) par exemple…

    Bon évidement, pour transporter des images, personne n’a imaginé un format texte…

    Alors, aujourd’hui, n’avoir que du texte / xml pour envoyer des pages complexes, des styles (CSS), des programmes (javascript) ou des données structurées (xml), je trouve que c’est…. nul.

    Et je suis prends le pari avec qui veut que ça ne restera pas comme ça !

    Qui veut jouer ?

    (par contre, ça peut prendre du temps ;)   )

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  • Rien de nouveau dans une invention géniale ?

    28 juillet 2009

    Le gars qui a inventé la roue, il n’a rien inventé dé génial.

    On savait depuis bien longtemps mettre des rondins de bois, bien rond, pour faire avancer les grosses pierres.

    On savait faire une meule : une grosse pierre ronde, un axe en bois au milieu.

    Donc, quand le gars il a dit : j’ai inventé un truc vraiment génial, il y a eu surement tout une pelleté de gens pour dire : bah, il n’a rien inventé… Tout juste détourné quelques trucs qui existaient déjà…

    Je pense qu’on peut dire ça de toutes les grandes inventions de l’humanité : il y a une rupture, mais elle n’apparait pas forcément, et ceux qui voient le truc se disent qu’il n’y a rien de génial, parce que l’inventeur assemble des éléments qui existent déjà.

    On n’invente pas à partir de rien.

    On “sort du cadre, en utilisant les éléments d’une manière différente…

    C’est ce à quoi je pense quand je vois Google Wave.

    On peut se dire : rien de neuf : des messages entre des personnes, un mélange de tweeter, le mail, l’IM…

    On peut également se dire : il y a probablement là une innovation qui va changer les choses…

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  • Le gâchis phénoménal de puissance des systèmes Internet

    27 juillet 2009

    Quand on regarde se qui se passe, entre l’envoie d’une requête par le navigateur et l’affichage du résultat, on est frappé par l’incroyable gâchis, à tous les niveaux.
    Incroyable à un niveau difficile à imaginer. Intuitivement, je dirais au moins 1000, mais la réalité est sans doute bien plus élevée.

    1000 ? 1000 quoi ?

    1000, entre ce que ferait un système avec des performances optimisées, et ce qu’on fait actuellement.

    Un exemple croustillant :

    La page à afficher contient du Javascript.
    Ce javascript est envoyé en texte sur le réseau. Il prend donc une bande passante correspondante.
    De plus, il est bien souvent dans un fichier à part. Cela veut dire un échange spécifique, entre le client et le serveur, pour ramener ce script sur le client.
    Bon, le script est là…. Le navigateur doit analyser ce texte, caractère par caractère, pour transformer tout ça en un programme exécutable.
    Si, à la place, on avait un “bytecode” : un code binaire universel (comme le java par exemple, ou le flash), il y aurait, sur le client, une lecture incroyablement plus rapide, pour un code beaucoup plus léger.

    Des exemples comme celui là, il y en a des dizaines, des centaines, qui s’accumulent les uns aux autres…

    C’est toute la chaîne Internet / Web qui est construite sans aucune réflexion de performance, comme si les ressources étaient illimitées.

    Comment en est-on arrivé là ?

    Simplement, très simplement : grâce à Mr Moore, ou, pour être plus précis, à l‘incroyable évolution de la puissance des machines.

    Pourquoi optimiser, si les machines gagnent un facteur 10 tous les 2 ans tant côté serveurs que côté client ?

    La question suivante est naturellement : mais que va-t-on devenir ?

    Je veux dire : va-t-on continuer à “gâcher” à ce point les ressources IT ou les choses vont elles “naturellement” évoluer, pour aller vers un peu plus de raison…

    toujours difficile et risqué de répondre…

    Je pense que les choses vont évoluer, avec des sauts technologiques, poussés par des nouvelles solutions, qui seront acceptées, parce qu’elles trouveront un axe malin pour se propager…

    Google peut naturellement être un acteur de ces révolutions à venir, ils travaillent à plusieurs niveaux pour optimiser un peu “tout ce bazar” !

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  • Endless : la stratégie de l’essai en grandeur réelle

    26 juillet 2009

    Vous connaissez Endless ?

    C’est un site, qui vend différents types de produits, chaussures, sacs à main, …

    Ce site a été lancé par Amazon.

    Je ne pense pas qu’il s’agisse, pour Amazon, de vendre.

    Enfin si, le site permet de vendre bien sûr, mais l’enjeu n’est pas là.

    Je pense qu’il s’agit d’une stratégie très intelligente de la part d’Amazon.

    Je crois en effet que ce site est en fait un laboratoire, qui permet de tester des nouvelles façons de construire le site :

    • Nouveaux systèmes de filtres dynamiques pour choisir les produits
    • Processus achat géré différemment

    Une fois que ces idées ont été validées, Amazon peut les incorporées sur son site.

    Je n’ai pas de preuve, mais un exemple particulièrement frappant : Le processus achat, extrêmement dépouillé, utilisé actuellement sur Amazon, a d’abord été en ligne sur Endless.

    Je trouve cette stratégie particulièrement percutante !

    Quand on a un site qui vous fait vivre, ce n’est pas si facile que ça de la modifier.

    Bien sur, on peut (doit !) utiliser l’AB Testing, ou son cousin plus malin MVT pour être certain que les modifications sont positives, mais c’est surement une excellente façon de gérer la R&D : tester sur un cas réel.

    Donc, à mon sens, il n’y a pas concurrence entre Endless et Zappos ;) .

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  • Discounteo racheté ?

    24 juillet 2009

    D’après le JDN, Daniel aurait vendu Discounteo à GPDis !

    Beau parcours pour Daniel, qui a monté de toute pièce ce site, et a donc créé une marque, une entreprise avec une vrai image de qualité.

    Dis, Daniel, tu nous en diras plus ?

    En tout cas, ce n’est pas sur la page d’actualité de GPDis qu’on en saura plus : la page est vide !

    Cela montre au passage qu’il ne suffit pas de créer des entrées dans un site pour que ça marche : il faut également penser à les alimenter !

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  • Amazon rachète Zappos !

    23 juillet 2009

    La news est tombé hier soir : Amazon rachète donc Zappos, pour quelques 847 M$ !

    Logique de la part d’Amazon, qui reconnait par là même la qualité du travail réalisé par Zappos sur son marché : a l’origine, la vente de chaussures en ligne, bien diversifié aujourd’hui : vêtements, bagages, montres, lunettes de soleil…

    Maintenant, quel va être la suite pour Zappos ?

    A en croire la note sur le blog du CEO de Zappos, Amazon devrait “respecter” Zappos : sa culture, ses équipes, ses méthodes.

    C’est tout l’enjeu pour Amazon : faire que le maximum de valeur soit créé de cette fusion, en respectant l’esprit de Zappos.

    (via 2803)

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  • Le prix d’une boutique en ligne

    22 juillet 2009

    On me demande souvent le prix à payer pour une solution e-commerce.

    Et c’est une question difficile

    Comment répondre, quand on peut effectivement payer entre zero et plusieurs millions d’euros ?

    Bon, essayons de mettre ça a plat.

    D’abord, quand on parle de solution e-commerce, on peut en fait parler de différentes choses :

    • Juste un site, avec son back office d’administration ;
    • Un site qui doit s’intégrer avec d’autres pages de contenu. On a donc un site e-commerce, plus des pages de type “CMS”, et le tout doit être parfaitement cohérent ;
    • Un site, qui doit supporter un très grand nombre de visiteurs simultanés, tout en gardant des temps de réponses très courts ;
    • Un site qui doit impérativement rester en ligne tout le temps ;
    • Un site, qui doit être branché sur le reste du système d’information de l’entreprise : comptabilité, gestion des stocks, logistique …
    • Un site, qui doit en fait se décliner en plusieurs sites, pour plusieurs pays ;
    • Un site, qui doit supporter des scénarios multi-canal : achat en ligne, retrait en magasin, …
    • Un site avec des outils bien adaptés à l’organisation de l’entreprise, avec en particulier le support de “workflow” (processus) : machin fait une modification, bidule la valide, …
    • Un site avec des processus de mise à jour un peu solides : les mises à jours sont effectuées sur un serveur de validation, puis quand les modifications sont bien validées, les données sont mises à jour sur le site de production ;
    • Un site robuste, qui supporte une large gamme de panne ;
    • Un site qui intègre une large gamme de médias ;
    • Un site évolutif, sur lequel qu’il doit être possible de faire évoluer à coût maîtrisés ;

    Alors bien sûr, si votre besoin, c’est “la totale”, que vous avez des centaines de milliers de visiteurs par jour, votre niveau d’investissement sera sans commune mesure avec un site de lancement, sans visiteur et sans branchement complexe vers le reste du système d’information.

    Autre point à bien intégrer : on paye plusieurs choses :

    • La conception du système e-commerce (architecture du système d’information) ;
    • La conception du site e-commerce ;
    • La réalisation du site e-commerce
    • Le branchement sur les autres briques de l’entreprise ;
    • Les tests et la documentation ;
    • La réalisation de la conception graphique ;
    • Les licences logicielles ;
    • L’hébergement, avec l’investissement dans les serveurs, et les coûts de maintenances ;
    • La mise en oeuvre des outils de monitoring, pour bien suivre l’activité du site, et alerter en temps réel quand un problème est détecté ;

    Pas de panique : vous démarrez, vous n’avez pas à payer tout ça : le système e-commerce est réduit à un simple serveur, pas de branchement, … Vous demandez à votre cousin de faire la charte graphique…

    Et puis, on n’a pas nécessairement besoins de tout faire d’un coup.

    Mais bon, pour les sites un peu important, on se retrouve à payer pas mal de choses, et on arrive comme ça tranquillement sur des solutions qui coûtes assez cher dans l’absolu.

    Mais tout ça, c’est une question de point de vue…

    Je rappelle au passage qu’Amazon investi plus d’un miliard de $ dans sa R&D…

    Donc, question de point de vue car, si le projet est bien mené, les choix bien fait, il s’agit d’investissements raisonnés, permettant de développer un canal de vente stratégique.

    On peut, pour le coup, comparer avec le monde physique : combien cela coûte-il d’ouvrir un magasin “en dur” ?

    Donc, le système e-commerce doit à mon sens être considéré comme un actif, qu’il convient de développer dans la durée.

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  • Anniversaire Appolo 11 : ce qui a fait la différence avec l’URSS…

    20 juillet 2009

    C’était il y a 40 ans !

    Mais pourquoi les américains ont ils réussis, là ou les russes ont échoués ?

    Les russes étaient très fort, au niveau des fusées, des lanceurs, ce qui est quand même pas mal pour aller sur la lune !

    C’est ce qui leur a permis de prendre pas mal d’avance au début de la course pour la lune.

    Et puis… et puis les choses se sont inversées.

    Les russes ont envoyé des engins qui devaient se poser sur la lune… et qui sont passés à des milliers de km.

    Donc, les russes avaient les meilleurs lanceurs…

    Ce qu’on a découvert assez récemment – après effondrement du mur de berlin et l’ouverture des archives soviétiques – c’est à quel point la différence était très forte au niveau de l’électronique, et surtout de l’informatique !

    Vous voyez à quoi je pense ;) ?

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  • Ou est le directeur technique ?

    20 juillet 2009

    Pour pas mal d’entreprises, les systèmes informatiques représentent un élément stratégique :

    • Stratégie de l’information ;
    • Stratégie de la flexibilité, de l’adaptabilité (qui doit s’appuyer sur des systèmes d’informations adaptés) ;
    • Stratégie Internet et e-commerce enfin.

    Pourtant, dans bien des groupes, il n’y a pas de directeur informatique.

    Ou encore, le directeur informatique rapporte au directeur financier.

    Fréquent ce cas là…

    Mais pourquoi donc rattacher l’informatique à la finance ?

    La raison est en général historique : on rattache à la finance les activités “support” : achat des bureaux et du matériel, …

    L’informatique apparaissait comme une activité dans cette catégorie là…

    Et puis le temps a passé, personne n’a remis en cause cette organisation, alors que l’informatique est devenu centrale, stratégique (ok, je me répète un peu…).

    Faire évoluer cette organisation est important : il est à mon sens tout à fait fondamental de faire évoluer l’informatique du statut de “centre de coût” au statut de “centre d’investissement stratégique”, avec des objectifs business clairs, ambitieux.

    Allez, on y va ?

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  • Lancer sa petite boutique en ligne

    17 juillet 2009

    Le e-commerce recouvre des réalités très disparates :
    Entre la personne qui veut lancer un site “pour voir”, à partir de rien, et l’entreprise, qui a un nom, des produits, et qui veut vendre sur Internet, la réalité, les objectifs et les moyens ne sont clairement pas les mêmes.

    Dans ce billet, je m’intéresse plutôt aux particuliers ou au petits projets.
    Vous avez une idée de produits à vendre, l’envie de vous lancer.

    Comment fait il faire ?
    Et surtout, faut il dépenser des miller d’euros, voir plus, pour ouvrir cette première boutique ?

    A mon avis, dans la plupart des cas, la réponse est non !

    La meilleure solution est de partir sur des solutions vraiment pas cher, pour se concentrer sur d’autres éléments clé pour le démarrage :

    • Les photos des produits
    • Les descriptions “marketing” des produits, bien rédigées pour les clients, et “google compatible”
    • Le positionnement de la boutique sur Google justement

    Tout l’argent investi dans un développement “à façon” ne pourra pas l’être pour faire venir les clients, ni pour prendre de belles photos des produits, ni pour constituer un premier stock de produits…

    Par contre, il est important de bien choisir la solution technique pour cette première boutique, et il est également fondamental de bien valider que la boutique pourra migrer vers une autre solution.

    Ce dernier point est hyper important :

    Le e-commerçant doit être propriétaire de son nom de domaine, il doit également être propriétaire des bases de données clients (les noms et emails des clients qui s’enregistrent sur la boutique).
    Il doit également être possible d’exporter la base de données (catalogue), pour ne pas avoir à tout refaire si le site doit migrer vers une autre solution.

    En un mot, il faut vous assurer que vous ne serez pas “collé” à la première solution choisie.

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